14.08.2009
La Havane pile et face 8
Las playas del Este
Le dimanche matin c’est l’effervescence sur l’avenue, les gens courent pour attraper la guagua ou le taxi, ou se serrent à 8 dans une voiture, lorsqu’ils ont la chance d’en avoir une, pour aller à la plage avec armes et bagages.
Les plages les plus proches où se rendent les habaneros sont à l’est de la capitale.
La première chose que l’on voit de loin ce sont les cocotiers puis le sable… blanc.
L’eau n’est pas très belle… me dit on, elle est agitée et surtout… juste un peu turquoise. Elle est au minimum à 30°/31°… du bonheur à l’état pur !
Sur cette plage point de touriste juste des habaneros en famille ou entre amis, puis l’ambiance bien entendu. On ne parle jamais fort à Cuba… allez donc comprendre pourquoi… c’est devenu une habitude pour eux, certainement une nécessité…avec le temps... mais on chante, on sourit et on rit surtout.
Entre les baigneurs et la famille, se promènent les vendeurs, à pied ou en tracteur et benne. Lorsque l’on vient à la plage on mange et on boit. Entre le rhum seul, la noix de coco fraiche avec ou sans rhum et la bière le choix est difficile. Finalement on me propose un cappuccino… sauf qu’ici le cappuccino est le… petit frère du baba au rhum, surtout au rhum servi à volonté sur un biscuit, mais c’est délicieux, tient la mer change de couleur… ha non c’est juste l’effet du rhum avec cette chaleur !
Petit à petit les gens quittent la plage, laissant derrière eux une multitude de cannettes vides, il n'y a aucune poubelle en vue non plus, mais bon...il est 20 heures et Ramòn me conseille de regarder attentivement le soleil…1° couché de soleil… Alejandro est déçu car les nuages ont masqué la beauté des rayons qui caressent la mer.
Mais il me rassure, car il veut que l’on m’amène à Matanzas chez sa tante, prés des plages de Varadero, et là ajoute t-il les plages sont encore plus belles, puis cette fois-ci il me battra au crawl…
Les baigneurs laissent leur place aux ramasseurs de monnaies. Ces derniers munis d’un gros aimant au bout d’une corde, ratissent le sable de façon méthodique pour récupérer les pesos perdus.
Départ de la plage à 21 heures car dès que le soleil se couche les moustiques attaquent et ceux là ne sont pas de type européen…
Retour vers la Havane.
Nous déposons une partie de la famille dans un quartier plutôt « malo ».
La grand-mère nous attend avec un bouillon « una caldosa » un bouillon clair avec morceaux de légumes surtout et peu de viande, c'est délicieux, chaud mais délicieux. Lorsqu’on dépose quelqu’un, on prend son temps: on arrête le moteur et on boit un verre de caldosa dans la rue, de toute façon à cette heure-ci les gens vivent dehors, il n’y a certainement pas de clim dans toutes les maisons! Alors on prend le frais devant la porte, car malgrè tout un système ingénueux de courant d'air, il fait très chaud à l'intérieur.
Les avenues sont goudronnées mais les rues sont comme les maisons ici… en ruines…. La musique envahie l’espace, les gens discutent assis sur le trottoir, les enfants jouent avec le nouveau ballon…on est bien.
21:49 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cuba, la havane





















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