06.08.2009
La Havane pile et face 6
Camila.
Il est onze heure du matin et je suis au frais -c’est un bien grand mot- sur la terrasse. Camila est à mes côtés.
Ici les enfants ont plus d’imagination que chez nous. Normal, car ils sont beaucoup moins influencés par les bêtises télévisées ; même les dessins animés sont à visée pédagogique, on y parle d’hygiène, de civilité, de danger de la rue – des véhicules aux touristes mal intentionnés- et de révolution…
Ils ont beaucoup moins de jouets que chez nous, donc bien souvent la capsule de bouteille de bière devient une balle de base- ball, 4 bouts de bois et 2 roulettes récupérées on ne sait où se transforment en une journée, avec la dextérité de 4 mécanos en herbe, en superbe skate- board avec lequel jouent une dizaine d’ enfants. Imaginez donc l’effet d’un ballon de foot neuf dans un quartier … là ce sont 60 gamins qui vont y jouer !
Tout au long de mes promenades dans les petites rues de la Havane, je n’ai vu aucun jouet et une seule poupée… les petites voitures et les poupées mannequins, ici c’est le grand luxe…on en rêve mais on en a pas.
Les adolescents ont aussi une passion : le vélo tuné.
Dans les rues et à tous moments de la journée, il est facile de voir ces passionnés prendre grand soin de leur vélo, ils les nettoient et rivalisent d’ingéniosité pour le tuning des 2 roues. Le soir sur le Malecòn, après la baignade il n’est pas rare de rencontrer une trentaine de jeunes comparant leur merveille, pour épater les jeunes filles.
Pour Camila les jeux ressemblent aux gestes des grands.
La télécommande de la vieille télévision (je ne sais toujours pas si elle est en noir et blanc ou en kaki ??), sert de téléphone, mon livre sert de carnet de rendez vous car en un instant elle se transforme en esthéticienne.
« Vos mains ne sont pas manucurées señora, il faut vite les soigner ! »
Il faut dire qu’à Cuba la manucure est un véritable sport national ! Toutes les femmes ont les ongles faits, soit ce sont leurs ongles, soit elles les portes en résine, mais une femme digne de ce nom me dit-on, se doit d’avoir les ongles peints, et même si cette fois si c’est moi qui poserai le vernis sur les ongles de la petite, je ne pourrais pas y échapper… en 10 jours 2 manucures différentes !! Rose au bord blanc, puis rouge vif et bord blanc coloré de paillettes dorées, en fait une french revisitée à la cubaine je vous prie !!
Camila et moi faisons donc la conversation autour d’un superbe vernis rouge qui sera vite « consommé » par la petite demoiselle.
Alejandro, le frère ainé, vient me voir : « Vamos Naty, je t’offre un Guarapo »…
22:19 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cuba, la havane





















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