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17.08.2007

Bonne nouvelle!

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Voilà c'est fait, les fournitures ont été achetées!

Le magasin qui nous a fait la meilleure offre est Leclerc Narbonne. Merci donc à Mr Boudin et son équipe.

Voici donc la liste de nos achats:

250 CARTABLES

250 TROUSSES

250 POCHETTES DE STYLOS BLEU,NOIR,ROUGE,VERT

250 CRAYONS A PAPIERS

250 GOMMES

250 APPOINTE-CRAYONS

250 POCHETTES DE CRAYONS DE COULEURS

250 CAHIERS

10 STYLOS PLUMES

10 LOTS D'EFFACEURS

10 LOTS DE CARTOUCHES  ENCRE BLEUE

10 POTS DE CORRECTEUR BLANC

Après discussion au téléphone avec la directrice de l'école nous avons appris que les enfants manquaient de matériel pour le sport collectif. Donc nous avons ajouté le matériel suivant:

10 BALLONS DE VOLLEY

10 BALLONS DE BASKET

2 GONFLEURS

10 JEUX DE BADMINTON ET DES LOTS DE VOLANTS

10 JEUX DE RAQUETTES ET DES LOTS DE BALLES

10 CORDES A SAUTER.

Maintenant nous sommes en train de nous renseigner pour le fret Narbonne Paris, Paris Cuba.

Nous nous renseignons aussi sur les documents officiels dont nous aurions besoins...

A suivre... 

07.08.2007

Coup de foudre

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Et oui toujours en vacances! Enfin on s'y fait... mais comme le beau temps n'est pas au rendez-vous, voici une chronique de Bernard Revel tirée du journal L'Indépendant du 28 juillet 2007 pour vous faire patienter.

Cette petite histoire se base sur la chanson D'Ibrahim Ferrer, que nous connaissons bien maintenant, "Cómo fue".

Comme nous aimons tous les belles histoires, j'avais envie de la partager avec vous...

"La lune était pleine et Ibrahim Ferrer chantait. "No sé cómo fue..." J'en oubliais que j'étais au volant sur cette route que je connais bien. Sous la lune, je devinais à peine les Albères et, un peu plus haut, à droite, une seule étoile brillait. Elle était toute petite. "... Ni sé explicarme qué pasó, pero de ti me enamoré."

Ça me fait toujours ça l'espagnol. Je ne peux pas en écouter sans avoir la gorge nouée. "Corazón", "libertad", "siempre", "campesino" vibrent étrangement en moi comme s'ils déclenchaient une vieille musique enfouie au plus profond. La voix caressante du Cubain n'arrange pas les choses.

Il n'était pas loin de minuit et j'étais ailleurs. Ça a duré jusqu'au Réart. J'ai franchi un peu trop vite le creux formé par un lit du torrent à sec. La peur m'a fait redescendre sur terre.

J'ai arrêté le CD. La lune ronde avait grossi et le petite étoile semblait aller vers elle. La chanson continuait dans ma tête. Mais à présent, je ne rêvais plus. J'avais un problème. Cela m'arrive souvent la nuit quand je conduis. C'est mon heure des questions sans réponses. La mort est-elle une fin? Pourquoi suis-je comme je suis? Ma vie a-t-elle un sens?Ce Genre de chose. Heureusement, le trajet est court. Dès que j'arrive, je n'y pense plus. Je mange, je dors, je continue.

Et ce soir là, c'est la chanson qui m'a tendu un piège. La lune était juste au bout de la route. L'étoile avait disparu. Et la question est arrivée.

Comment sait-on qu'on est amoureux?

Elle n'est pas nouvelle, celle là. elle en a inspiré des livres, des poèmes, des films. Mais ont-il résolu le mystère? Même Stendhal a échoué avec ses théories fumeuses. C'est dire que je ne suis pas près d'y arriver moi-même. Mais j'y pensais, ce soir là, et j'essayais de retrouver dans ma petite existence les moments où l'amour m'est tombé dessus.

Quand on est très jeune, on se persuade très vite qu'on est amoureux mais ça n'a rien à voir. Le véritable amour est rare. Il arrive qu'on ne le trouve jamais. Il arrive aussi qu'il ne soit pas partagé. C'est d'ailleurs, me semble t-il, le cas le plus fréquent. J'ai connu ça, autrefois, les amours sans espoirs, jamais avoués. Je n'étais pas du genre à hurler:

"Si tu ne m'aimes pas je t'aime!" L'objet désiré ignorait tout de mes affres qui disparaissaient aussi vite qu'un bouton d'acné jusqu'à ce qu'elles se reportent sur un autre objet tout aussi désirable.

Puis vint l'époque des déclarations d'amour plutôt silencieuses en ce qui me concerne, comme si, ce langage m'étant étranger, je ne pouvais m'exprimer que par gestes, le plus souvent dans les envoûtements d'un slow. Mais qu'elles se heurtent à une fin de non recevoir ou, cela arrivait parfois, soient couronnées de succès, l'amour, n'avait pas grande place dans ces histoires. Je me croyaient amoureux mais je ne l'étais pas. Longtemps on croit qu'on est amoureux et puis, un jour, on sait.

Comment sait-on? Pourquoi est-on sûr? Je me suis longtemps dit qu'avec la chance que j'ai, il serait miraculeux que, parmi toutes les possibilités, celle de rencontrer une personne qui éprouve pour moi ce que j'éprouve pour elle, puisse se présenter un jour. Et pourtant c'est arrivé. "...Ni sé explicarme qué pasò". Soudain on n'est plus le même. On voit, on pense, on jouit et on souffre on cueille la vie à travers l'autre. Ce sont des moments exceptionnels qu'on voudrait éternels. Ils ne le sont pas. Les grands amours de la littérature sont toujours tragiques. Les grands amours de la réalité doivent affronter l'épreuve du temps. Ils n'en ont que plus de mérite à survivre.

La lune est remontée très haut dans le ciel comme si elle avait rebondi sur la route. L'étoile a repris sa place à côté d'elle. Ou peut-être s'agit-il d'une autre étoile. J'appuie sur la touche.

" Fue una luz fugaz que iluminò todo mi ser", chante le vieil Ibrahim. Qu'on puisse encore chanter l'amour aussi bellement à son âge et dire "je ne sais pas", cela me réconforte. J'arrive à la maison sans réponses, comme d'habitude. Je m'en passerai. Je ne veux pas savoir.Je continue.

 

Còmo fue

No sé decirte còmo fue

Ni sé explicarme que pasò

Pero de ti me enamoré.

Fue una luz que iluminò todo mi ser

Tu risa como un manantial

Llenò mi vida de inquietud.

Fueron tus ojos o tu boca

Fueron tus labios o tu voz

Fue a lo mejor la impaciencia

De tanto esparar tu llegada.

Màs, no sé, no sé decirte còmo fue

Ni sé explicarme qué pasò

Pero de ti me enamoré.

Ibrahim Ferrer