22.09.2011

La Santería

 

La Santería

 

La Santeria o La Regla Lucumi se origina en el Oeste de Africa, en la región conocida actualmente como Nigeria y Benin. Es la religión tradicional del pueblo Yoruba. La trata de esclavos trajo muchos de estos Yorubas a las costas de Cuba, Brasil, Haiti, Trinidad y Puerto Rico, entre otros sitios. Pero junto con los cuerpos que se trajeron para venderlos a una vida de miseria, algo más se trajo: su alma, y su religión.

Dans le système religieux de la Santeria, il y a un grand nombre de rites qui impliquent des degrés différents d’engagement de la personne selon les cérémonies auxquelles elle a participé. Il y a des rites qui s’accompagnent de cérémonies simples où le degré d’engagement de la personne participante est temporel et d’autres où l’engagement est à vie.

 

Nosotros hemos visitado el museo de los Orishas (divinidades de la Santería).

Parmi les 40 Orichas, il y a les 9 principaux :

 

  • Echu : la première forme de vie sur Terre ; dynamique, il développe la vie.Eleguá

  • Eleguá : Maître du chemin et des carrefours.

  • Ogun : Guerrier, protecteur d'Ilesa (religion du Nigéria), il est le maître de différents métaux.

  • Naná Burukú : Elle frappe pour faire du mal, divinité de

    Ochosi

    la pluie, des marais et des lagunes.

  • Ochosi : Celui qui surveille, maître de la justice, de la forêt et de la chasse. C'est un excellent guérisseur.

 

 

 

  • Yemayá : Madre de la semance de los peces, protege la maternidad, dueño deYemayá las aguas saladas y del mar.

 

 

 

  • Ochún : Es el dios que guardia la divinidad del amor,  dueño de las aguas dulces y de las cascadas.

  • Changó : Es el dios que corta con violencia, divinidad guerrera, dueño del rayo y del trueno.Changó

 

 

 

  • Obaluayé : Padre de la Terra, el dios que tecleo marchando, corta y da la enfermedad.

 

Différentes prières de dieux.

 

 

Le « Bembe » est la musique qui célèbre les Orishas. Les pratiquants l'utilisent lorsqu'ils font des offrandes aux musées des Orichas ou au pied des Palmiers (vidéo). Certains font des cérémonies.

 

El Malecón

 

   El Malecón de La el-malecon.jpgHabana es la avenida que corre por el litoral norte de la ciudad. En el presente esta avenida se extiende desde el Castillo de la Punta, en la entrada de la bahía, hasta la Chorrera, la desembocadura del río Almendares; en total unos 7 kilómetros. El Malecón es la avenida mas popular de toda La Habana.

 

   Le 4 novembre 1901 les autorités américaines qui ont conquis Cuba ont commencé les travaux sur le Malecón, un boulevard entouré d'arbres qui devait commencé au Castillo de la Punta. En raison du vent fort et de la mer agitée ils ont changés les plans l'architecte américain Mead et le français Jean Forestier ont mis au point un meilleur plan pour faire face au vent et à la mer.

En 1919 la Malecón s'étend déjà jusqu'à la Calle Belascoaín et en 1921 jusqu'à la Calle 13. Il a été la voie rapide entre l'ancienne et la nouvelle partie de La Havane. Aujourd’hui, il est partie restauré et encore en travaux.

 malecon.jpeg

   Le long du Malecón on peut voir de beaux bâtiments avec des couleurs pastels pâlis par le soleil et le sel de la mer, dans un mélange d'architectures.

 

   La plage qui longe le Malecón est souvent occupée par de nombreux enfants se baignant dans la mer, de pêcheurs et de touristes et de locaux qui prennent plaisir à s'exposer sous le soleil des Caraïbes.

Malecon-habanero.jpg

Le Malecón est un des principaux lieux de rencontre de la population locale qui, à la nuit tombée, vient écouter de la musique, se restaurer et se rafraîchir sur une des plus célèbres promenades du monde. C'est le long de cette avenue que se trouve également quelques uns des hôtels les plus prestigieux de La Havane comme l'Hotel Nacional, le Melia Cohiba ou le Riviera et aussi l'ambassade américaine.

El Callejón de Hamel.

 

El Callejón de Hamelel,Callejon,de,Hamel

 Le Callejón de Hamel est un petit quartier de 200 mètres situé dans la Habana Centro entre la rue Aramburu et l'hôpital. C'est un quartier très populaire de la Havane .

La particularidad del Callejón de Hamel es que todos los muros son pintados por el colores muy vivos y especificos a la cultura africana y afrocubana.

 Las pinturas son todas del mismo artista que se llama Salvador Gonzales Escalona pero todo el mundo lo llama Salvador. 

Pour les peintures murales il se sert de différentes couleurs de peinture Salvador,Gonzales,Escalonay compris des peintures pour les carrosseries de voitures. Les oeuvres de Salvador se distinguent par leurs caractères expressifs qui se réfèrent a des traditions et des légendes cubaines.

 

Salvador también escribió frases sobre las paredes para hacer reflexionar a la gente. Sur le mur de l'une des entrées dans le Callejón De Hamel est inscrit: "Je ne peux attendre plus longtemps que vous parce que je suis le temps".

Le,Callejon,De,Hamel

 El estilo de música al Callejón de Hamel es la rumba, es un estilo afrocubana nacido en el siglo XIX.

­Un grupo de rumba es presente cada domingo.

Chanteuse,rumba

 

A menudo, puede verse bailadores y bailadoras accompañadas por sus músicos lo que pone mucho ambiente en la calle .

 L'aspect religieux du Callejón del Hamel est la Santería, ces croyances viennent d'Afrique et ont été importé a Cuba par les esclaves africains . Voir le volet sur *La Santería*.

 

el callejon de hamel blog 3.jpgel callejon de hamel blog.jpg

Partagas

La fabrica de tabaco, Partagas fue fundada en 1845. Los lectores de tabaco existen desde 1865. Para ser lector, hay una semana de pruebas y debe mejorar su trabajo al largo de los años. Lee el periodico por la mañana y una novela por la tarde. De esta manera, divertido la gente que trabaja en la fabrica.

 

Pour devenir rouleur de cigares, il faut passer un examen où seulement 35% réussissent. Les personnes qui travaillent à la fabrique peuvent ramener chez eux trois cigares.

 

Cada persona hace 80 a 120 cigarros. Hay aproximadamente 20 000 cigarros creado por dia. Un cigarro se hace siempre por la misma persona. Hay dos etapas a su creación. Tiene un periodo de vida de 15 años y 64 matices. La mejora marqua es Coriba.

Partagas-Main.jpg

11.07.2011

La havana Vieja

 

cuba.jpgLa Habana Vieja.

 

La Havana Vieja est un quartier de la Havane à Cuba, elle a été fondée en 1519 par les colons espagnols. Cette zone a été reconnue au patrimoine mondial de l'U.N.E.S.C.O. Avant 1960, la ville était entourée de remparts. Leur destruction a coupée la Havane en 2 parties : la vieille ville et le centre ville.

 

                                                      L'écuba3.jpgglise la plus importante et la plus belle est située sur « Plaza de la catedral ». Dans les différentes cathédrales, c'est un français, Jean-Baptiste Vermay qui a peint dans ces églises. Estuvimos en la plaza de la catedral de la Habana. Es el centro religioso mas importante de la ciudad Santro Christophe, el "patrono" religioso de la ciudad es mucho representado alli. Algunos dicen   que las cenizas de Cristobal Colon Fueros alli. 

 cuba5.jpgLa calle Empeprado es famosa por la bodeguita del medio. Es una de las antiguas calles de la Habana Vieja. Esta calle corre de este a este, desde la calle Monserrate hasta la calle Tacon. La calle Empedrado posee esta  nombre por haber sido la primera calle Empedrado, desde antes de 1770, con chinas pelonas, que duraron hasta 1838, en que se levantaron para sustituirlas por el actual sistema.

 La calle Obispo es una calle auténtica cubana. Es una calle tendero donde todo circula, vive, rie, baila y trabaja.

                                                     La calle Oficios cuenta casas guapas donde las tiendas se han instalado, algunos hoteles pero tambien museos.

 cuba6.jpgLa « Plaza Vieja » a été magnifiquement restaurée. La vieille ville est véritablement le cœur et le quartier le plus touristique de la capitale cubaine. 

En la plaza vieja se puede bailar porque hay la musica, se puede beber. La plaza contene tiendas de marca.

Cristobal de la Havane est un bâtiment du 18° siecle, en face, se trouve "el museo de arte colonial" qui date de 1720. L'aspect colonial de la vielle Havane est l'architecture colonial espagnole.


                                           

La Familia Cubana y los Cubanos

             1) La Familia Cubana

 Fuimos en la familia Espinosa que constaba de Carlos (el abuelo), Ofelia (la abuela), Ramón (el padre), Loreta (la madre), los niños Alejandro y Alejandra.                                                                                                                     Luego, había Dariel, Neibi, Nene y Lucie que ayudaban  a Loreta en la casa. Ils se levaient très tôt pour aller nous chercher les ingrédients pour la préparation du déjeuner et du pain pour le petit déjeuner . Ensuite, quand nous étions partis, ils s'occupaient de faire le ménage dans les chambres et la maison.

 Ils nous ont réservé un accueil trèèèèèès chaleureux !!!!!! Ils ont été très gentils, et aimables . Nous nous sommes sentis comme des membres de la famille grâce à eux.

Ils ont largement contribué au bon déroulement de notre semaine en nous préparant des plats excellents tels que : la purée de patates douces, les jus de fruits fraîchement pressés ( orange et ananas ), des chips de banane plantain, congris ( voir lien ) , langoustes et des salades de fruits quotidiennes . 

Pasamos momentos inolvidables en su compañía. Jamás podremos bastante agradecerlos . 

 

           2) Los Cubanos

 Desde nuestra llegada en el aeropuerto agradablemente hemos estado sorprendidos por el buen ambiente que reinaba a pesar de pocos medios que habia . 

  En effet, l'écran qui informait des départs et arrivés était un vieux poste de télévision . Tout au long du séjour, les exemples de pauvreté n'ont pas manqué : de nombreuses personnes, sur le palier de leur maison, procédaient à la vente de bibelots pour arrondir leur fin de mois; nos amigos cubanos eux aussi, étaient touchés par ce manque d'argent, la plupart d'entres eux n'avaient pas plus d'une tenue dans leur armoire.

Ce manque matériel nous a fait prendre conscience de nombreuses choses, notamment de notre chance. La chance de disposer de ce que l'on veut très facilement ( grâce aux grandes surfaces) ou bien juste de la satisfaction qu'ils tirent de pas grand chose, contrairement à nous.

 
Lorsqu'il y avait de la musique, quelle qu’elle soit, les Cubains mettaient l'ambiance comme il se doit en chantant, dansant ou tapant des rythmes .

Le contact était très facile à établir. Même sans se connaître, une fois la conversation engagée, la barrière de la langue tombait et le contact était immédiat . Les sujets de conversation ne manquaient pas : très curieux de savoir d'où l'on venait, et se que l'on faisait ici, nous étions très souvent abordés .

 

C'est donc avec un graaaaaand chagrin que nous avons quittés nos amis cubains, car en une semaine, nous nous sommes extrêmement attachés à eux . C'est avec un pincement au coeur que nos pensées leurs sont dédiées ; et que nous faisons le nécessaire pour les revoir au plus vite .

La habana centro

La Havana Centro

La "Habana Centro" se situe comme son nom l'indique au centre de la Havane. Nous y avons passé la plupart de notre séjour.

havana centro.jpg

 

Le quartier Chinois, grand quartier où la culture chinoise est plus ou moins présente selon les rues. Dans certaines, on se croierait presque en Chine avec les maisons et les toits trés semblables à l'architecture chinoise. D'autres rues sont plus classiques  et ne rappellent pas vraiment la Chine.

 

el bario chino

 

Le prado s'étend du Capitole à la mer. Il est aussi présent au centre de la Havane. C'est la que se trouve la pluspard des ambassades (sauf celle des USA qui n'existe pas et celle d'Espagne qui est pres du Malecón notamment).

 

el prado la havane

 

La avenida de la Reina est une longue avenue qui passe prés du centre de la Havane parrallèlement au Malecón. Il y a beaucoup de commerce et le nom du premier propriétaire de la plupart des magasins est écrit devant les boutique.    

L'hôtel Sevilla est le premier hôtel de luxe de la habane en 1880. Vista es peculiar y también personalidades que han estado aquí desde 1908.  

 

hotel sevilla la havane

 

 

L'hôtel Inglaterra se trouve autour de la vieille havane, et de l'usine à cigares partagas. Son style colonial appelle l'attention.Il a été construit en 1875.

 

hotel inglaterra, la havane


 

El capitolio es uno de los edificios los mas grandes importante de la habana. Su construcción es reciente porqué fue construido desde 1929, albergo las dos cámaras que constituye el cuerpo legislativo de la república de Cuba hasta la revolución de 1959. El capitolio esta situado en el corazón de la capital Cubana. Situado en el barrio colonial el parque central es un nuevo hotel, inaugurado en 1989. Es visitado por un cliente europeo.

 

el capitolio la havane

Partage de la joie

 

   En partant à Cuba, nous avons pu partager avec les cubains des moments forts en émotion. Grâce à ce voyage, nous avons appris à apprécier les choses simples de la vie.

   Primero, fuimos a la playa. Es un lugar magnífico, arena blanca y agua turquesa se dan cita. En este mes de abril el agua es muy cálida. Fuimos dos veces a la playa. Para la mayoría de nosotros, fue la primera vez que vimos un mar como éste. ¿Estábamos en un sueño o en un film? No, era la realidad. ¡Bueno, es el mar del Caribe! Hemos pasado excelente momentos con todo el mundo. ¡Tomar el sol, beber coco, jugar y reír en el agua o sobre la arena, es el paraíso! Todo el mundo tuvo la oportunidad de disfrutar de estos dos días.Vladimir, nuestro maestro nadador, del tipo surfista australiano fue muy genial con nosotros. Algunas tenían suerte de poder estar con él para la publicidad. A la hora de volver a casa, nos sentimos decepcionados.

    Le dimanche, nous sommes allés « al Palacio de la rumba » où nous avons produit un spectacle de chants et de musique, eux jouaient dans un orchestre alors que nous, chantions une dizaine de chants, en concluant avec «  Hasta Siempre » qui fut un moment très émouvant pour chacun d'entre nous. Nous avons été acclamés par le public. Pour finir, les élèves de l'orchestre et nous même avons chanté « Guantanamera ». Une fois le spectacle terminé, tout le monde est montés à l'étage pour se rencontrer en partageant un goûter. Quand nous sommes descendus, nous avons distribués à chacun d'entre eux un sac contenant un T-shirt de notre ville, du matériel scolaire et hygiénique. Nous sommes ensuite montés sur la scène pour prendre des photos, et avons chantés «  La Charanga Habanera » de El chacal et PMM que nous avions appris durant l'année. Nous nous serions crus dans un film! Le manque de place nous obligea à sortir. Des colliers et des fleurs nous ont été offerts. Nous avons eu l'occasion d'échanger nos adresses e-mails et nos numéros de téléphones, ce qui nous permet encore aujourd'hui de les contacter même à l'autre bout du monde. Les cubains nous ont ensuite fait découvrir le « Callejon de Hamel » (voir article).


   Por la tarde, fuimos a una plaza que se situá en la calle de nuestra casa. Todo el mundo juega a diferentes juegos que los cubanos nos han presentado : juego de cuerda, carrera de bolsos, juegos de manos, fútbol y muchos otros... Han cantado la misma canción que por la mañana. Los cubanos tienen el ritmo en la piel, son excelentes bailadores. La tarde paso muy rápidamente. Cuando vino la noche, fuimos a la plaza vieja. Mientras los padres y los profesores hablaban y bebían alrededor de una mesa en una terraza, nosotros, jugábamos con los cubanos. No queríamos que la noche terminara.


   Tous ces moments passés a Cuba avec les Cubains, voir qu'avec un “rien” on peut rigoler et s'amuser nous ont beaucoup apportés. Nous voyons maintenant le monde autrement.

 

 

Cécile Gourbier

Julie Lobier

 



16.06.2011

Histoire de Cuba : bref survol

 

Bref survol de l’histoire de Cuba

             

      Cuba, pays de 110 861 km2 (5 fois moins que la France)pour 12 millions d’habitants (6 fois moins qu’en France), dont la capitale est La Havane (2,4 millions d’habitants), est un archipel de la mer des Caraïbes, « découvert » par les Espagnols au XVIe siècle.

 

            Après avoir en quelques années massacré et tué au travail la très grande majorité des populations indiennes qui peuplaient l’île, les conquérants espagnols firent de Cuba une colonie dont l’économie était tournée vers l’exportation (notamment de sucre et de tabac), dans l’intérêt du royaume d’Espagne. Cette économie coloniale reposait en partie sur la présence d’esclaves, utilisés comme force de travail, dont Cuba faisait également le commerce.

 

            Au XIXe siècle, il y eut plusieurs guerres contre la domination espagnole. Ainsi, entre 1868 et 1878 eut lieu la guerre de Dix Ans, au cours de laquelle Cubains libres et esclaves formèrent des troupes appelées Mambis, qui abolirent l’esclavage et remportèrent plusieurs succès, avant d’être battus par l’armée espagnole, qui mena une répression féroce et rétablit l’esclavage (il ne sera supprimé qu’en 1886, sous la pression populaire).

            La guerre la plus importante fut celle de 1895-1898, lancée par le révolutionnaire cubain le plus connu du XIXe siècle, José Martí. Malgré la mort au combat de ce dernier, les révoltés cubains prirent cette fois le dessus sur les troupes espagnoles, et étaient sur le point de gagner la guerre.

 

            C’est alors qu’interviennent les Etats-Unis, qui chassent les Espagnols pour leur propre compte : Cuba devient officiellement indépendante, mais est en fait un territoire dominé par les Etats-Unis, qui y disposent désormais de la base militaire de Guantánamo. Jusqu’en 1959, ils installent des dictateurs favorables à leurs intérêts, et interviennent plusieurs fois militairement pour réprimer les révoltes. Sur le plan économique, ils obtiennent à partir de 1903 la quasi-exclusivité du commerce extérieur cubain : Cuba est donc fortement dépendante de son puissant voisin américain, dont les entreprises, très présentes sur l’île, y acquièrent d’importantes propriétés (ex : 1/4 des terres agricoles).

 

            Un grand bouleversement a lieu en 1959 : après plus de deux ans de lutte (guérilla dans les montagnes, puis guerre dans les plaines), le mouvement dirigé par Fidel Castro, et dans lequel Che Guevara joue un grand rôle, prend le pouvoir.

Rapidement, les rebelles victorieux s’orientent vers le communisme : la plupart des moyens de production (usines, terres…) sont nationalisés, c’est-à-dire appartiennent à l’Etat cubain, y compris les biens précédemment américains.

D’importantes mesures sociales sont mises en œuvre, dans un pays jusqu’alors très inégalitaire : accès pour tous à la santé, à l’éducation, fourniture gratuite d’aliments

Sur le plan politique, Cuba est une dictature : seul le parti communiste est autorisé, il est interdit de s’opposer au pouvoir.

Economiquement, ce nouveau pouvoir présente un bilan contrasté (= des succès et des échecs) ; il est soumis depuis 1962 à l’embargo (interdiction de commercer) des Etats-Unis, dont les effets se font sentir très durement depuis les années 1990 (Cuba ne reçoit plus l’aide de l’URSS, qui compensait l’embargo).

 

Aujourd’hui, alors qu’en 2008 Raúl Castro a succédé à son frère à la tête du pays, Cuba est dans l’incertitude quant à son avenir. En effet, les difficultés économiques sont sérieuses. En outre, beaucoup de Cubains seraient favorables à plus de libertés politiques, mais dans le même temps redoutent un retour de la domination américaine, et une disparition des acquis sociaux issus de la révolution.                       

La Havane : la propagande dans la ville (corrigé)

Les marqueurs politiques dans la ville

 

A Cuba, la *propagande politique (= diffusion d’idées politiques auprès d’une population) est très présente dans les villes et villages. Ainsi, à La Havane, nombreuses sont les peintures murales, les affiches, les statues et autres éléments qui glorifient la révolution de 1959, et le pouvoir communiste qui en est issu.

         Trouvez au moins trois exemples de cette propagande dans la ville (musées exclus !), précisez pour chacun sa localisation (si possible le nom de la rue), décrivez-le brièvement, et expliquez son message.

 

Quelques éléments mentionnés par les élèves :

 

 Sur le toit d’un immeuble de l’avenue Salvador Allende, où nous étions logés, figurait un globe terrestre surplombé d’une faucille (représentant les travailleurs agricoles) et d’un marteau (représentant les ouvriers), symboles du communisme.

Leur présence sur le globe veut signifier que le communisme doit s’imposer à l’échelle planétaire, pour rendre le monde meilleur.

 

Sur la place de la Révolution figurent, sur des immeubles, deux immenses portraits en fer forgé de Che Guevara et Camilo Cienfuegos, ainsi qu’une affiche géante représentant Fidel Castro (placée là à l’occasion des festivités du cinquantenaire de la victoire de la baie des Cochons). Au centre de la place se trouve l’immense monument dédié à José Martí.

Comme souvent, histoire et propagande se mêlent, pour présenter le pouvoir cubain actuel comme l’héritier des grandes figures de la révolution de 1959, mais aussi de José Martí, héros de l’indépendance nationale du XIXe siècle.

 

         Un peu partout sont inscrits sur les murs des slogans à la gloire du pouvoir révolutionnaire : « Fidel, el pueblo está contigo » « (« Fidel –Castro-, le peuple est avec toi »), « Tenemos et tendrémos el socialismo » (« Nous avons et nous aurons le socialisme » - « socialisme » est utilisé dans le sens de « communisme »), « fieles a nuestra historia » (« fidèles à notre histoire »). Les murs portent parfois également des peintures représentant les héros de la révolution (le Che, Cienfuegos, F. Castro…).

         Le but est d’inscrire physiquement dans le décor urbain le message du parti communiste au pouvoir, de témoigner du soutien (réel ou supposé) de la population à la révolution, donc de faire en sorte que les habitants comme les visiteurs soient baignés dans un environnement visuel favorable au régime.


 Che Guevara.jpg